samedi 6 juillet 2019

Jour 6 : Bye Bye Sapporo

Si vous ne savez pas où loger à Sapporo ;)
Et voilà, c’est notre dernier petit-déjeuner à l’auberge de jeunesse. L’employée qui s’occupe du petit-déjeuner depuis 3 jours vient échanger quelques mots avec nous. Elle qui était si timide les premiers jours, elle nous avoue qu’elle compte passer 4 mois en Islande et à Copenhague. Bien sûr, quand elle parle de visiter le reste de l’Europe vers Novembre ou Décembre, dont la France, on lui dit : « viens faire le marché de Noël à Strasbourg ! ». On gardera un super souvenir de cette auberge à l’ambiance chaleureuse et à la clientèle du monde entier.

Chose curieuse et peut-être inquiétante, dès qu’on dit que l’on va à Asahikawa, les Japonais nous répondent : « Mais pourquoi ? Il n’y a rien à y faire !» On dirait ça à quelqu’un qui veut aller à Mulhouse (désolé pour notre lectorat Haut-Rhinois XD).

Let’s go. Environ 2 heures de bus pour rejoindre Asahikawa. Les bus destinés aux grandes lignes sont terriblement confortables. Il y a de la place pour les jambes, des sièges inclinables, un porte gobelet, des fascicules et le wi-fi gratuit. Nos TGV à coté devraient prendre exemple (et je ne parle même pas de nos cars). Les transports sont chers mais ça vaut le coup. Une des bizarreries du trajet, il y a des arrêts de bus sur l’autoroute (au milieu de nulle-part...).

Une fois arrivés à Asahikawa, vue depuis le bus la ville nous semble terne, défraichie et peu engageante (merde on est à Mulhouse !!), contrairement aux abords de Sapporo. Vous vous souvenez ? Les immeubles et maisons basses et très récents ? On arrive à l’hotel situé à 2 minutes à pied de la gare et du terminal de bus. Trop pratique ! L’accueil y est froid et vraiment pas sympathique, le personnel ne parle pas un mot d’anglais... (note de Damien : ils répondent à toutes nos questions par «Check in time 3 o’clock» XD) On veut retourner à Sapporo T_T

Sur le papier, ça a l'air bon... sur le papier...
Après avoir laissé les bagages à la bagagerie (pour rappel : check in time 3 o’clock), nous retournons à la gare pour chopper des infos sur les trajets et horaires de bus pour les prochains jours. Il y a 2 guichets différents selon l’endroit où nous voulons aller, et le personnel ne parle pas anglais non plus. Au moins eux sont polis !
A l’office de tourisme de la gare, la dame est plus sympa et parle anglais. Ouf ! On récupère les horaires de bus et les tickets d’entrée pour le zoo. Repas rapide dans le premier resto qu’on trouve dans la gare (timing un peu serré). Damien reste sur une valeur sûre, le curry japonais. Quant à moi je me laisse tenter par des nouilles de sarrasin (soba) froides. Misère... Ils rajoutent une tonne d’ingrédients et de sauces gluants qui rendent le tout assez écœurant (et en plus ça n’a pas vraiment de goût).

 40 minutes de bus pour aller au zoo, et Damien qui voulait y aller à pied... Nope ! Ce genre de bus est fait pour les petites jambes et les petits culs, ça va être long ! On arrive enfin au zoo d’Asahi...yama ! (yama/kawa on s’y méprendrait, non ?) Au moment où je suis rentrée dans le zoo et que j’ai regardé devant moi, je me suis dit : «il est minuscule !» En réalité, pas du tout. Il est simplement aménagé différemment de ce qu’on a l’habitude de voir. Les animaux sont regroupés dans des pavillons, donc peu visibles de prime abord.

Ca paye pas de mine mais il y a une belle vue sur la montagne

Le zoo est assez sale par endroit (eau parfois un peu vaseuse, cages pas toujours impeccables), ça change des zoos presque aseptisés qu’on peut voir en Europe. Je dois avouer que ça ne me plait pas tellement, sauf si on me jure que ça n’affecte pas le bien-être des animaux. Mais malgré tout, sur les quelques explications en anglais, on sent une certaine sensibilité au bien-être des animaux et à la protection des espèces.

Gouzigouzigouzi
Globalement le zoo permet de bien voir chacun des animaux sous différents angles, différents points de vue. On a pu par exemple passer sous un léopard des neiges affalé sur une grille au dessus de nos têtes (j’aurais aimé faire 2 mètres pour pouvoir toucher son pelage). Il y a aussi un tunnel qui passe dans le bassin des pingouins (bien sûr en train de faire bronzette à ce moment-là) ou encore des «capsules» en verre où l’on peut glisser la tête en plein milieu des enclos (ours polaires ou loups). Il y a beaucoup de zones vitrées, en hauteur, mais aussi en profondeur pour observer les animaux dans l’eau (c’est énorme un hippopotame !!!).







Un peu psychédélique !

On t'a eu ! Na !
Parmi nos coups de coeur, les loups qui font la sieste et l’employé, content de parler en anglais (même si très simple), nous conseille de revenir vers 16h quand les bestiaux seront réveillés (pas la peine de regarder la montre, on les a entendus hurler dans tout le zoo). L’orang-outan, posé tranquillou, qui mangeait des pommes avec une expression du genre : «hum, c’est de la bonne». La chouette des neiges qui nous regarde et tourne la tête (180 degrés svp, c’est une chouette) à chaque fois qu’on pointe l’objectif sur elle. Et pour finir, le chat manule ! Espèce bizarre à la tête croisée entre un chat et un singe dont l’expression donne l’impression que la Terre entière lui en veut. Il est tellement blasé qu’on explose de rire dès qu’on le voit (Damien : je vous invite à le googliser ou alors le voir en vrai au zoo de Mulhouse, justement ! Bonne humeur garantie. En fait, pour vous éviter Mulhouse, google c’est très bien, je ne suis pas comme çà !)

Réunion syndicale des pingouins

Une oasis de verdure dans la ville
Une fois de retour à Asahikawa, on se balade dans un parc derrière la gare que l’on avait repéré en arrivant. L’aménagement du parc donne une vue agréable sur l’arrière de la gare et les montagnes environnantes. On croise bon nombre de promeneurs de toutou (peu courant au Japon), des photographes de fleurs, des lecteurs. Nous longeons la rivière en profitant du calme. Et là, tout à coup, au loin, j’aperçois, galopant tranquillement le long de l’eau, une boule de poils rouquine. Vous devinez ? Un kitsune ! (renard japonais)

On mange dans le centre commercial à coté de l’hotel. Il abrite aussi un cinéma et un stand de goodies attire notre attention. On y trouve toute sorte de produits dérivés des films à l’affiche : Aladdin, Men in Black, Spiderman, Avengers, Godzilla, etc... Bien sûr : on craque ! Surtout qu’il s’agit probablement d’exclusivités pour le marché japonais au design vraiment super classe ! Et puis au Japon ils aiment le personnage du soldat d’hiver de l’univers Marvel ! Enfin des gens qui ont bon goût ;)

Voilà, c’est tout pour aujourd’hui !

Photos bonus : quelques animaux du zoo :)

Quelle fière allure !

La tête de la girafe était à même pas 2m de nous :O
Rien de mieux qu'une bonne sieste

jeudi 4 juillet 2019

Jour 5 : Fumerolles et œufs pourris

Les montagnes touffues
Pour une fois, on a mis le réveil car on veut aller à Noboribetsu, à presque 2h de bus de Sapporo. Je n’ai strictement rien vu du paysage... Je me suis endormie, on était même pas encore sorti de la ville ! J’ai pu voir la fin du trajet avec ses montagnes touffues d’un côté et la mer de l’autre. Le bus nous lâche en plein milieu de la ville en mode «demerden sie sich». On ne sait pas trop où aller et il n’y a aucun plan. Heureusement que Damien a regardé quoi faire et a retenu les noms en japonais.

Il demande conseil à une mamie japonaise, à un arrêt de bus (le tout en japonais, of course). Elle nous indique la ligne, l’arrêt et l’heure à laquelle nous devons prendre le bus. C’est en mode complètement roots, dans un bus qui secoue dans tous les sens, passant par des routes de montagne, emmenant les quelques personnes dans des endroits «touristiques». Je ne sais pas à partir de combien de personnes étrangères on considère qu’un lieu devient touristique. Pour le moment, on est les seuls caucasiens perdus au milieu de.... quelques chinois. C’est dingue la proportion de touristes chinois en Hokkaido !

Par contre, il ne faut pas se louper sur l’heure de retour. Le dernier bus part à 17h !
Et encore, on voit pas la vapeur sur cette photo !
On arrive un peu au milieu de nulle part, sur une place où on peut observer un geyser. Nous avons eu de la chance, il était en activité au moment où nous sommes descendus du bus. Ca pue ! En même temps, nous sommes sur un volcan rejetant du souffre en veux-tu en voilà. Pour rappel ou pour ceux qui l’ignore, le souffre a une délicate odeur d’œuf pourri. Sur la place, des massues de Oni (ogre japonais) indiquent les 8 points cardinaux principaux, chacun ayant sa propre couleur.

Vu l’heure (12h12), on ne commence pas la randonnée de suite. On préfère traverser la route et chercher de quoi prendre des forces. On s’arrête dans un boui-boui à l’ambiance musicale décalée (pop anglophones des années 90) pour se remplir la panse de karaage (poulet frit). Même dans un petit boui-boui pareil, les WC sont high-tech avec cuvette chauffante, petit jet, etc.
La palette divine
Ca y est ! Nous sommes prêts ! Prêts à faire une randonnée de plusieurs heures dans la montagne. Même pas peur ! Nous commençons par rejoindre Jigokudani, littéralement la vallée de l’enfer (ça ferait un super titre de film d’horreur, vous trouvez pas ? ). Paysage presque lunaire où se mêlent souffre, fumerolles et geyser. Les couleurs se mélangent telle la palette de peintures des dieux. Orange, jaune, vert, blanc, noir surplombés par un ciel bleu nuageux. Même si l’odeur est infecte, la vision surréaliste devant nous, nous le fait vite oublier.

A partir de là commence réellement notre randonnée. Nous étudions rapidement la carte des sentiers, nous choisissons nos étapes (en vrai... toutes !) et nous calculons le timing. 1h30 à tout casser... Finalement, c’est une toute petite randonnée :D
Vue du haut
Etape 1 : Tensen-ike, un geyser, heureusement au repos, au milieu de la vallée de l’enfer.

Etape 2 : Ôyunuma, un lac dans un cratère encore en activité. (rassurant... je sais) Sur le chemin, il y a des panneaux d’informations avec des quizz rendant la «rando» bien plus ludique. Nous pouvons vous dire que le lac fait 1km de circonférence, 22m de profondeur, 50°C en surface, 130°C en profondeur et rejette 8 tonnes de souffre par an. Dingue non ? Quoi qu’il en soit, on ira pas s’y baigner !

Vue du bas

Etape 3 : Bain de pieds naturel dans la rivière en aval du lac. La température de l’eau est bien plus agréable (environ 45°C). Ce lac sert à alimenter les complexes hôteliers environnants. Le bain de pieds est vraiment revigorant et nous met d’aplomb pour la suite de la promenade qui sera... très courte !

L'odeur du souffre cache l'odeur des pieds :D

Etape 4 : La statue «welcome demons» avec un ogre adulte tenant d’une main un enfant (un ogron) et de l’autre une massue. C’est quoi ce «welcome» ?! Pas très accueillant ! Je m’attendais à quelque chose d’imposant, pas une simple statue au bord de la route.
Bienvenue !

Goutues ^_^
Dernière étape, last but not least comme diraient les anglophones : Une glace bien méritée au lait d’Hokkaido.

Finalement le timing est parfait. Nous revenons au centre de Noboribetsu à 16h, nous attrapons le bus pour Sapporo sans embûche (sans se tromper d’arrêt de bus, d’heure, de sens, on est trop fort !). Pour parler de la ville en elle-même, nous avons constaté de nos yeux que la population des campagnes japonaises est vraiment vieillissante. Aucun jeune à l’horizon et une multitude de magasins d’un autre temps tenus par des ancêtres. Même si plus cool que ce que j’avais imaginé, la journée fut toutefois fatigante. Du coup, on a pas fait long feu avant de piquer du nez dans le bus.

Retour à la gare de Sapporo, où on termine doucement la journée par un peu de shopping et un repas rapide. Nous profitons ensuite de notre dernière soirée à l’auberge de jeunesse pour ranger les valises... ah non... boire un whisky japonais (un Nikka s’il vous plaît) au bar.

Photo bonus : la nature n’a pas besoin de l’homme pour déverser des substances dégueulasses, odorantes et toxiques dans des lacs !

Beurk !

mercredi 3 juillet 2019

Jour 4 : En Hokkaido, les japonais se mouchent en public !

Il pleut ?! OSEF ! Ca ne nous empêchera pas de nous balader au parc Maruyama, à l’ouest de la ville. Pour le moment, même quand ils annoncent de la pluie ou qu’on la voir à travers la fenêtre, elle ne dure jamais longtemps. Pas d’exception pour le moment, le temps de finir le petit dej et de se préparer, le soleil fait son apparition. (J’aurai du mettre un short !)

Sans les portes, c'est de la pétanque, non ? :D
Nous arrivons au parc après quelques stations de métro. Il a l’air immense ! Il abrite un sanctuaire, un zoo et une forêt. Je m’amuse à voir un papy chantonnant et sifflotant à l’entrée du parc. Et vous savez quoi ? Il s’est mouché ! en public ! sans se cacher !! Je suis choquée... je ne reconnais plus le Japon. Ce n’est pas la première fois que je le constate en Hokkaido. Comme si l’île avait des us et coutumes différents du reste du pays.
On ne fait pas 100m avant de s’asseoir sur un banc et d’observer un groupe de japonais d’un certain âge jouer au croquet. On ne comprend pas toutes les règles mais c’est rigolo. On dirait un peu le rendez-vous dominical des amoureux de la pétanque. (Même si nous sommes mardi et que c’est du croquer. Mais vous voyez l’idée non ? )


Les instructions, à gauche !
Nous continuons la balade jusqu’au sanctuaire. Comme tout le reste, il est calme et reposant. Nous suivons la coutume et les instructions pour avoir une bonne santé en passant 3 fois sous la porte principale, en tournant autour des poteaux dans un certain ordre. Du coup, ça m’a fait regretté de ne pas avoir touché le nez du tengu il y a quelques jours.




Alors ?
Bien qu’en plein coeur de la ville, on a toujours l’impression que ces sanctuaires sont perdus dans la nature. (vous voyez le building sur la photo ? ) Le sanctuaire en lui-même n’est pas très différent de ce que nous avons vu jusqu’à présent, il me fait même penser au célèbre Meiji-jingu de Tokyo. Personnellement, je suis toujours surprise de les voir aussi propres et bien entretenus. 




Ce petit coin de nature est l'endroit idéal pour...

Il y a une randonnée à faire dans la forêt. Damien regarde le plan et zou ! On y va ! En chemin, nous rencontrons M. Ecureuil curieux qui nous tourne autour à même pas 1m. Pas le temps de sortir l’appareil photo, les souvenirs seront dans notre tête. Un peu plus loin, Damien repère de grosses pierres. On s’y dirige jusqu’à ce que j’entende un bruit suspect non loin de nous. Je tourne la tête et je vois un reptile que je ne nommerai pas, se dandinant dans l’herbe sèche à 1m de nous... Il ne semblait pas agressif du tout, mais ne sachant pas s’ils le sont, s’ils sont venimeux ou dangereux, j’ai fait ma trouillarde, ai reculé de quelques pas, et dit timidement «euh... Chéri... je le sens pas trop, je préférerai qu’on s’éloigne...» . Damien n’a pas fait sa tête brûlée non plus (du genre «je veux le prendre en photo !»).

Le thon, c'est bon !
Vu l’heure, on a décidé de ne pas faire la randonnée de suite, mais de trouver un restaurant à sushi recommandé par le personnel de l’auberge. Après 30min de marche, on y arrive sans encombre. La serveuse nous donne un ticket avec un numéro et nous demande de patienter jusqu’à ce qu’une table se libère. Très courant au Japon, plus le resto est bon, plus l’attente est longue. Au final, c’est allé vite, pas plus de 15min avant d’être installés au comptoir. Tous les clients sont côte à côte, un tapis roulant fait circuler les assiettes devant eux. Le prix est défini par la couleur de l’assiette.

Heureusement, la serveuse nous donne un menu en anglais qui nous permet de savoir grosso modo ce qu’on mange. En plus du tapis roulant, on peut également passer commande si on souhaite un sushi en particulier. La qualité du poisson n’est pas comparable à ce qu’on trouve en France et on s’en lèche les babines ! Comme toujours, mon préféré reste... (non pas le saumon !) l’anguille de mer «anago».

Notre "petit" repas :)
Il y a tellement de choix qu’on a envie de tout goûter mais c’est humainement impossible en un seul repas. Je n’ai pas osé goûter l’oursin, peut-être la prochaine fois. On sait que les resto à sushi sont chers et avec 12 assiettes, on s’attendait à une note salée. Finalement, 25€ à deux, c’est ridicule vu la qualité !
La peau du ventre bien tendue, allons faire notre randonnée... ou pas. Le temps se gâte et vu l’heure, soit on fait le musée de la bière, soit la randonnée, mais les 2 semblent impossibles. Cruel choix.(Genre ! Entre marcher et boire...) Je le sens vraiment pas, une rando sous la flotte. Je le vois venir gros comme une maison ! Damien me conforte dans mon choix en me disant que ça risque de grimper sévère. Finalement, la météo nous donnera raison. Le temps d’arriver à la gare, il flotte.

Petit tour à la gare routière pour choper des informations pour les jours à venir et un petit café en attendant le bus. Pas question de marcher sous la pluie !

Les anciens bâtiments de la brasserie / actuel musée de la bière
Le musée de la bière est gratuit. La visite commence avec un énorme fût de 85 000 litres, une petite vidéo explicative et une maquette du bâtiment. Ensuite, des panneaux racontent l’histoire de la bière Sapporo de 1877 à nos jours. Les panneaux sont en japonais mais heureusement il y a des fiches en anglais que Damien me traduit. J’aime beaucoup ce musée car il y a un bon nombre de bouteilles, affiches, étiquettes d’époque et on y voit les différentes influences et les évolutions du brassage de la bière au Japon. (Sapporo est pionnière dans le domaine.) 

Allez, cul sec !
Les bières Sapporo à la conquête du monde

Kanpai !
Nous nous laissons tenter par la dégustation de leurs bières typiques dans leur «beer garden» aux énormes tablées. Il y a 3 bières :
- La classique : douce, simple, une bonne bière blonde.
- La Kaitakushi (l’originale) : douce au début puis arrière goût amer mais qui ne reste pas longtemps en bouche.
- la Black Label : rafraîchissante, douce également, presque un peu fruitée et qui reste un peu plus en bouche.

 
Retour à la gare de Sapporo où l’on teste un autre restaurant de Ramen au porc grillé. Miam, miam, miam ! Dernière balade au magasin «Uniqlo», équivalent de notre «Kiabi» en mieux. Ils ont récemment sortis une collection de T-shirts sur la licence Pokemon. Il est temps de retourner à l’hôtel et de faire un gros dodo :)

Photo bonus :
Les ingrédients de la potion magique

mardi 2 juillet 2019

Jour 3 : Réveillés par le chant des o... uvriers

Vous savez quoi ? Je crois que nous avions besoin de sommeil. On a été réveillé à 9h30 par un travailleur chantonnant sous notre fenêtre. Merci Monsieur ! Le petit déj s’arrête à 10h. Debout en 4ème vitesse, on file à la salle, les yeux encore à moitié fermés. De nouveau, l’employée de la veille s’inquiète de notre nuit, nous demande comment on va, etc. Le personnel est vraiment adorable, très sociable, au petit soin et dans une ambiance ultra conviviale, «comme à la maison».
Pas très japonais, non  ?
D’après la météo, il y a un risque de pluie aujourd’hui donc nous profitons du matin un peu couvert pour se balader dans les parcs environnants. On commence par le bâtiment des bureaux de l’ancien gouvernement d’Hokkaido. Très joli bâtiment de style occidental entouré d’un parc à la végétation dense et variée. Un étang est recouvert de nénuphars en fleur où se baladent quelques colverts. Le parc est comme ce qu’on a vu jusqu’à présent : calme et reposant.


Aperçu du parc Odori
Ensuite direction le parc Odori, célèbre en hiver pour accueillir le festival de la neige et ses célèbres sculptures de glace. Aujourd’hui, point de glace (ouf!) mais de jolis parterres de fleurs plus ou moins décorés de petites statues. Le parc s’étend sur une bonne largeur de la ville, délimité à l’ouest par l’ancienne cour d’appel de Sapporo et une belle roseraie, et à l’est par la tour de la télévision (sorte de petite tour de Tokyo qui est elle-même une petite tour Eiffel rouge et blanche).


Qui dit roseraie dit que je vais passer mon temps à prendre des photos de fleurs. En plus la particularité de cette roseraie est que l’on trouve des roses des deux premières villes jumelées avec Sapporo : Portland dans l’Oregon et Munich en Bavière. Les styles de roses sont assez différents. Les américaines sont moins fournies et on peut voir facilement le coeur. Tandis que les allemandes ressemblent plus aux roses que nous avons l’habitude de voir chez nous.
Malheur à moi, Fujin, divinité du vent, a décidé de m’enquiquiner m’empêchant de prendre des photos nettes des fleurs...

Je vous épargne les km de photos, je vous mets que celle là :)
Il est l’heure de manger. On se rabat sur un Yoshinoya, une valeur sûre pour un repas rapide et bon marché. Ces chaînes de restaurant sont un peu notre équivalent des Quick ou McDonald. On n’y vend pas des burgers mais le principe est le même : repas budget pris sur le pouce, aux qualités nutritives discutables, servi par des employés dont c’est un travail d’appoint. Même pas 30 minutes plus tard et à moins de 10€ pour deux nous voilà dehors prêts à continuer notre journée.

Nous ne résistons pas à certaines enseignes de magasins que nous connaissons maintenant que trop bien, et comme ils sont dans le coin, pourquoi s’en priver! Nous en avons profité pour visiter une galerie commerciale modélisée dans un jeu vidéo que Damien adore. Et dans ce jeu, dans cette galerie, il y a un combat contre un ours (c’est très courant de croiser des ours qui font du shopping, n’est-ce pas ?). Devinez ce que l’on a trouvé ??? (cf photo) 

Oups, c'est pas celle là ! regardez la suivante
Voilà ce que je voulais vous montrer !

La petite horloge in the city
Après avoir été requinqués par une crêpe choco-banane-chantilly, nous rejoignons la célèbre tour de l’horloge. Je l’imaginais imposante, surplombant au moins le quartier. En réalité elle est toute petite... A part le trottoir, elle ne surplombe pas grand chose! Elle n’en reste pas moins très mignonne mais pas très dépaysante pour des Européens comme nous.

Après une pause à l’hôtel, nous filons au quartier animé de Susukino pour une session photo de nuit (Damien est comme les insectes, il est attiré par les lumières la nuit). Mais d’abord, il faut manger (oui c’est une obligation/obsession, au choix). Dans Susukino, il y a la rue des Ramen (nouilles dans le bouillon) et Damien propose de me guider là-bas suivant les conseils d’une des employées de l’auberge. Après quelques détours, on tombe sur une petite rue avec des restaurants de Ramen. Ca doit être là. Nous nous régalons dans ce petit boui-boui, au patron pas très causant, et où nous sommes quasiment les seuls clients. En sortant on se rend compte qu’on n’était pas du tout dans la rue des Ramen... Pas grave, c’était très bon quand même !
Avouez que ça en jette !
Et maintenant, place aux photos ! Le quartier de Susukino est très éclairé, par de multiples publicités lumineuses, voire animées, sur les façades des immeubles. Ce type de quartier est très courant au Japon et nous vous en avons déjà parlé (Kabukicho à Tokyo, Dotonburi à Osaka, etc). C’est là qu’on trouve également les bars à hôtes et hôtesses, ainsi que leurs rabatteurs devant la porte. Plus je visite ces quartiers au Japon, plus je les trouve malsains, remplis de pauvres gens, prisonniers de cet univers. Damien partage mon avis à ce sujet. L’ambiance lumineuse n’en reste pas moins agréable et très jolie (et fun !) à prendre en photos. Sapporo est une petite ville. De ce fait, le spot sympa pour prendre les photos se résume à un carrefour.

Damien a pu s’amuser tout de même avec ses synchro lentes et les feux des voitures pendant quelques minutes, tandis que je restais subjuguée par un écran géant aux publicités parfois douteuses. Difficile à expliquer par écrit mais je vous chanterai la chanson du bar à hôtes S.P.L. number one à mon retour (c’est qu’elle reste en tête en plus !)
Des voitures fantômes !

En voilà une journée bien remplie :)

PS : anecdote rigolote du jour... Les volatiles japonais se grattent la tête comme les chiens... J’ai vu dans une seule journée un canard et un corbeau. J’avais jamais vu ça jusqu’à présent !

lundi 1 juillet 2019

Jour 2 : O sole mio

Mais quelle literie, mes amis ! J’ai l’impression d’être entourée par un nuage doux et moelleux, même si ça ne m’a pas fait dormir plus de quelques heures pour autant (merci le décalage horaire !). Petit déjeuner à l’auberge dans un cadre cosy et calme. Un vrai régal ! et une douche qui réveille, avec toute une panoplie de produits Shiseido (célèbre marque de cosmétiques japonaise) qui rendent peau et cheveux doux comme jamais. Quel luxe !

Il fait beau aujourd’hui, donc direction Otaru, la Venise du Japon. Le train nous fait longer la côte, vue sur de petits villages sympathiques, sur la mer calme. Dommage, les vitres sales ont rendu impossible les photos. 40 min plus tard, nous voilà dans la ville, rejoignant doucement les canaux, profitant du temps plutôt clément (un poil chaud mais il y a un peu vent, fort agréable).
Petite halte au calme
La ville nous semble calme et paisible. Je ne vois pas trop la ressemblance avec Venise (que je n’ai vue qu’en photos mais quand même !) L’ambiance reste dépaysante, reposante, bienfaitrice. Petite halte de quelques minutes au pied d’une fontaine pour écrire ces simples mots et se ressourcer pendant que Damien immortalise le moment. 

Les canaux d'Otaru
On se balade encore un peu avant de chercher de quoi se sustenter (ne rigolez pas... il est 12h12 et pour ça, mon estomac s’y fait très rapidement à l’heure locale !). Je n’ai qu’une idée en tête : trouver un restaurant qui propose des «Ankake Yakisoba», spécialité de la ville. Trouvé ! Dans un tout petit boui-boui, loin des rues touristiques (où l’on entend parler chinois à tous les coins de rue).

Nos voisins de table échangent quelques mots en anglais et nous sauvent alors que nous peinons à trouver les bons ingrédients pour faire la sauce des gyoza (raviolis poêlés, comme la veille). Gens fort sympathiques qui prennent même la peine de prononcer une phrase en français (bancale, avouons-le) grâce à une application de traduction. Nous apprécions le geste ^_^ 

Un peu gluant mais appétissant
Parlons un peu du plat, le «Ankake Yakisoba» est composé de pâtes de style ramen, avec plein de légumes, champignons, porc, crevettes et une épaisse sauce. J’aime beaucoup ce type de plat. Ca me fait penser au «champon» de Fukuoka. Damien a été séduit par leur riz sauté au porc et aux légumes.

Le ventre plein, nous avons continué notre balade dans une galerie marchande (Mamaaaaan ! Il y avait un magasin de tissus !!!), puis le long du second canal que nous n’avions pas encore fait. La ville propose beaucoup de musées ou de bâtiments d’architecture occidentale, donc pas très dépaysant pour nous. On décide alors de prendre le bus pour rejoindre le téléphérique qui grimpe jusqu’au Mont Tengu.
Vous avez vu ce nez ?!
Les Tengu sont des divinités protectrices de la montagne, reconnaissables par leur long nez. (Cyrano de Bergerac peut aller se recoucher !). De là-haut, la vue sur Otaru est époustouflante ! Mère nature nous offre même un bel arc-en-ciel au dessus de la mer. Quelle chance ! 

Vue sur Otaru de tout en haut !
Un petit sanctuaire, un arbre centenaire, plusieurs points de vue, une petite randonnée de 30 min jusqu’au point culminant à 532m et une tête de Tengu qui exauce les voeux. Selon la manière de toucher son nez (à une main, les 2 mains ensemble, toucher le bout ou sa totalité, etc) on favorise sa chance dans le domaine associé (affaires, famille, école, etc). Et pour finir, un enclos avec de petits écureuils adorables.
On l'a fait !
Bien entendu, l’adulte mature que je suis trépignait à l’idée de pouvoir les nourrir de graines de tournesols. Les saligauds ! Ils m’ont tous royalement ignorés. Tant pis ! J’ai quand même apprécié les voir de près. Une dernière photo du téléphérique en train de monter et nous revoilà dans la ville. 

Vous le voyez grignoter ?! Pourtant ils voulaient pas de mes graines :(
Ca nous a fait une belle journée de balade, pas trop difficile pour débuter notre voyage. Juste ce qu’il faut ! Retour à Sapporo par un train aux vitres moins sales qu’à l’aller. Je vais enfin pouvoir vous montrer les petits villages sympathiques! Ou pas... J’ai dormi tout le trajet... Heureusement, Damien veille et me réveille à la bonne station.
Dernière vue sur la ville et son téléphérique

Pas le courage de sortir ce soir, on passe du temps dans la salle qui sert de bar / salon / restaurant au sous sol de l’auberge. Ils servent des pizzas, pas mauvaises, et plein de bières locales. Il en faut peu pour être heureux, vraiment très peu pour être heureux. Il faut se satisfaire d’une petite bière. Et de quelques mots échangés avec le personnel, qui se soucie de connaître nos goûts en la matière. 
Notre petit repère cosy

Sur ce, bonne nuit :)
Photo Bonus : Les japonais aussi ont la N.B.A. mais rien à voir avec le basket :)
P.S. : pardon pour la mise en page. Rien ne fonctionne aujourd'hui et je n'ai aucune patience !

dimanche 30 juin 2019

Jour 1 : One more time


On a grave la banane
Et bien oui, ENCORE, et nous l’assumons pleinement ! On repart une fois de plus à l’aventure, en amoureux cette fois-ci, visiter des villes inconnues dans un pays qui nous a tapé dans l’œil il y a de ça 7 ans.

Je ne vous dévoile pas le programme, j’aurai bien d’autres choses à vous raconter aujourd’hui !

Dodo chez mes parents la veille. Bien pratique pour nous faire penser à autre chose et en plus en bonne compagnie. La pure classe !

Ce qui l’était moins (classe, hein) c’est le petit vent de panique à 5min du départ de notre appartement, lorsque Damien me sort un «mais où j’ai foutu mon passeport ?». 15min à courir dans tout l’appartement, à vider toutes les poches de tous les sacs/valises pour le retrouver... dans une petite poche cachée dans son sac à dos ! Ouf ! Tout est bien qui finit bien.

J’étais curieuse de voir comment Air France allait gérer les vols, correspondances, etc. On a toujours voyager avec la Lufthansa jusqu’à présent. Après avoir fait l’enregistrement sur internet, on file près de la gare de Strasbourg, au comptoir Air France, s’occuper de la carte d’embarquement. Un employé nous fait signe. «bonjour, vous embarquez à 12h47, c’est bien ça ?» Mais comment le savez-vous mon bon monsieur ? Nous ne nous sommes même pas présentés ! Check des bagages cabine puis il m’envoie en première au comptoir. 

«Bonjour Mme MARCHAL» MAIS COMMENT LE SAVEZ-VOUS ?!!? J’ai pourtant toujours pas donné mon passeport, numéro de dossier, ni rien et Damien passe après moi...
Un pégase avec une queue de sirène... euh...
Sommes-nous dans la matrice ? Sommes-nous des célébrités ? Ou tout simplement les derniers voyageurs non enregistrés ? Nous n’avons pas demandé, pour garder un peu de mystère.

Train, douane, check in... la routine, mise à part que pour une fois, je comprends le personnel ! Je vous détaille pas le trajet en avion, il y a peu de choses à dire. Si ce n’est la différence entre Air France et la Lufthansa... Plus d’une heure de retard sur l’embarquement, personnel pas très souriant (quoi que, ça... avec Gretchen qui nous rembarre méchamment... c’est peut-être kif kif), et surtout... les pires sièges que j’ai jamais eu pour un long courrier ! J’ai jamais été aussi mal assise dans tous mes voyages...




Ca y est, on est au Japon !

Ca y est, on est sur le territoire nippon ! Ne traînons pas ! Avec le retard d’embarquement, il nous reste que 2h pour passer l’immigration, récupérer les bagages, passer la douane, obtenir la carte d’embarquement, rejoindre le terminal des vols domestiques, faire le check-in des bagages à main, rejoindre la porte d’embarquement. Comment faire ? Allons nous y arriver ? Bah bien sûr ! Nous sommes au Japon donc tout se passe sans encombre, avec le sourire et presque sans attendre. Trop facile !

On continue notre périple à travers divers modes de transport, admirant le paysage de cette région que nous ne connaissons pas. Hokkaido est un endroit qui semble très calme, loin de la folie des grandes villes, perdu au milieu d’une végétation luxuriante. Je suis surprise par tous ces petits villages que nous apercevons, aux immeubles assez bas (max 3 étages) et surtout qui me semblent très récents. Ca change de certains lotissements presque délabrés que nous avons déjà croisés en chemin lors de nos précédents voyages.

Et nous voilà à Sapporo, marchant quelques minutes à la sortie de la gare pour rejoindre une auberge de jeunesse qui fait également chambre individuelle. Cadre chaleureux où l’hôtesse d’accueil nous demande nos prénoms (chose rare au Japon !), nous explique le fonctionnement de leur établissement avec un anglais tout à fait correct. Son collègue nous conseille des restaurants de Ramen (dans une galerie commerçante au dessus de la gare) pour le repas du soir.
Umaaaaiiiii ! (c'est booooon)
Nous ne nous arrêtons dans la chambre que pour chercher des vêtements un peu plus chauds car... mine de rien, passer de la canicule strasbourgeoise à une petite 20aine de degré sous une légère pluie nous a littéralement gelé ! et Zou, nous voilà de nouveau dehors pour se chercher à manger. Nous suivons les conseils précédents pour rejoindre l’étage complet réservé aux restaurants de ramen. Un resto à côté de l’autre, tous plus appétissants les uns que les autres... Nous faisons un choix (assez aléatoire, je l’avoue), commandons et nous régalons.

Un bol de ramen (nouilles dans du bouillon), une assiette de gyoza (raviolis poêlés) et un verre d’eau fraîche. Je n’en demande pas plus pour passer une bonne soirée :)

La journée fut longue, encore quelques mots pour vous souhaiter une bonne journée / nuit (je ne sais plus où j’en suis !) et à très vite pour la suite des aventures !