jeudi 17 mai 2012

Jour 8 : Singing in the rain


Comme le petit déjeuner n’est pas compris à l’hôtel, nous nous sommes fait un petit dej’ made in convini… De la brioche et de la confiture de fraise ! Que ça fait du bien =) (Par contre leurs tranches sont énormes, plus de 2 fois l‘épaisseur des nôtres !) Aujourd’hui nous allons à Kyoto pour l’Aoi Matsuri (fêtes des roses trémières… c’est quoi une rose trémière ? =) ). Après un rapide coup d’œil sur l’itinéraire qu’on nous a fourni, nous avons 3 minutes pour faire un changement de train dans une gare que nous ne connaissons pas. Bien sûr on a réussi, mais c’était juste ! Durant notre trajet nous avons pu constater encore quelques différences avec Tôkyô : il y a des tags sur les immeubles, les trains ont du retard, les salarymen ont un look plus décontracté (pas de cravate ni de veste de costume) et les djeun’s ont un look de djeun’s. De plus dans le train les gens se parlent ! (Incroyable non ?). Est-ce que Ôsaka est l’exception ? Nous nous rendrons bien compte en visitant Kyoto et Nara.

Higashi Honganji

Les boules tricolores
Arrivés à Kyoto sous la pluie avec un peu de retard, nous récupérons vite fait un plan des bus et de la ville. Le matsuri commence au Palais Impérial, d’après Damien à environ 2km de la gare, donc on décide d’y aller à pied (ndDG : Normal… sous la pluie… je ne sais pas à quoi je pense parfois…). Petit arrêt au temple Higashi Honganji qui, malgré des travaux, est vraiment beau. C’est le premier temple de Kyoto que l’on voit, et à lui seul il en impose plus que la plupart des temples et sanctuaires de Tôkyô. En chemin on achète un des fameux parapluies transparents, de quoi grignoter (de la brioche ça tient moins au ventre que le petit dej’ japonais) et des brochettes tricolores, Céline nous a demandé de gouter =) En fait ce sont des mochis, de la pâte de riz un peu gluante (mais appétissante). Kyoto respire le calme, de jolies maisons anciennes au milieu de bâtiments de quelques étages plus récents. On continue sur la route principale, on marche, on marche… on marche encore… mais ce n’est pas possible, c’est une ville sans fin ! La ville, bordée par la montagne, nous offre de jolis paysages. On arrive ENFIN aux jardins impériaux après… 2  heures de marche ! Curieusement, il n’y a absolument personnes… Un jardinier nous indique que le matsuri a été déplacé à demain à cause de la pluie (ndDG : on apprendra plus tard que l’info a été diffusée à la radio ‘-_-)
Puisqu’on est là, visite d’un coin de la ville avec de jolies arcades, sous lesquelles on trouve beaucoup de boutiques vendant des produits traditionnels ainsi que des temples, coincés entre 2 boutiques. Il y a un restaurant spécialisé dans les soba (nouilles de blé noir) dans le coin, d’après nos guides, nous en profitons pour y aller. De l’extérieur, nous n’apercevons que les « noren » (tissus au-dessus des portes), l’intérieur du restaurant est tout en bois. Nous sommes au beau milieu des japonais heureusement le serveur parle anglais et il nous propose une carte en anglais également, chose courante dans le Kansai, a priori. Damien tombe très bien, son plat est délicieux. Le mien, par contre, fait partie des expériences culinaires à ne pas renouveler. Pas que le plat soit mauvais, mais peut-être un peu trop curieux pour une européenne comme moi. J’avais l’impression de tremper mes nouilles dans une omelette pas cuite XS

Un ballet de parapluies devant le Kiyomizu
Pour changer, détails du Yasaka
On continue notre balade sous les arcades (NdDG : au moins on est protégé de la pluie). Anecdote rigolote : un magasin repéré avant de manger avait fermé entre temps ! (notre repas n’a pas duré plus d’une heure !) Direction Gion, le quartier des geishas qui est à deux pas. Les rues perpendiculaires aux axes principaux sont très traditionnelles, avec des maisons en bois. Ensuite, nous nous dirigeons vers le temple Kiyomizu dera. En y allant, nous passons près de la pagode Yasaka et nous nous trouvons dans un quartier hors du temps : plein de petites maisons en bois à flanc de montagne, dans des rues pavées très pentues. On ne va pas vous saouler à dire tout le temps que c’est magnifique, on s’est promené de temple en sanctuaire et inversement : le Kiyomizu dera, le Ryozen Kannon (avec son énorme bouddha à la mémoire des soldats inconnus de la 2nd Guerre Mondiale), le Kodaiji et pour finir le sanctuaire Yasaka. Tout ça sous la pluie XD
 
Le géant dans sa montagne

 
 Les ruelles de Kyoto, avec la pagode Yasaka en fond, sur la photo de gauche.

Le voyage de Chihiro... en vrai
Après une boisson chaude au Starbuck Café (NdDG : qu’est-ce que ça fait du bien !), retour à Gion pour voir les rues Hanami Kôji et Shinbashi Dori, préservées par le gouvernement comme elles étaient à l’époque Meiji (fin XIXème) On a l’impression d’être dans « le voyage de Chihiro », qu’à la nuit tombée toutes les maisons vont s’ouvrir et la rue va s’animer. On attend la tombée du jour pour espérer voir quelques geishas, mais avec ce temps, elles ne se mouillent pas (au sens propre comme au figuré !) On a juste aperçu leur visage à travers la vitre des taxis. Elles sont encore plus magnifiques en vrai qu’en photo.


Osaka by night, the return
Retour à l‘hôtel en train, j’ai pris les habitudes japonaises, j’ai dormi pendant le trajet. Damien a joué à la DS, ça y est on se fond dans la masse ! A Osaka, on est attiré dans un fastt-food italien par un plat de spaghetti bolo qui me faisait de l’œil ;-) Damien prend un gratin de penne… avec de gros morceaux de pain dedans !!! Drôle de notion de la cuisine occidentale ! :D

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