lundi 21 mai 2012

Jour 11 : Kyoto, un peu, beaucoup, passionnément


Aujourd’hui, c’est notre dernier jour à Kyoto, il faut en profiter !
Le sanctuaire Fushimi Inari
Levés de bonne heure (et de bonne humeur) pour voir le Fushimi-Inari avant l’arrivée des touristes, comme on nous l’a conseillé. C’est un sanctuaire suivi d’à vue de nez 1km de torii rouges (vous savez, les « portes » devant les temples !). C’est assez impressionnant à voir. Elles sont toutes alignées, et forment un « tunnel » un peu anarchique. Les tori sont de hauteurs différentes, pas toutes abimées de la même manière, comme si elles n’avaient pas toutes les mêmes âges (c’est peut-être le cas…), et parfois, une torii en pierre se perd parmi ses camarades toutes de bois vêtues :) Le tout en plein milieu d’une forêt dense où il faut se méfier des singes agressifs (d’après un écriteau mais nous n’en avons aperçu aucun). Il y avait déjà quelques élèves accompagnés de leurs professeurs (ben dis donc, ils sont toujours dehors ! Il y a des moments où ils étudient ? O_o) Mais plus on montait, moins il y avait de monde ! En même temps, une forêt dans la montagne, ça grimpe ! L’ambiance est un peu mystique, on a parfois l’impression de se retrouver dans un autre temps, loin de notre civilisation. Oui, me direz-vous, ce n’est pas la première fois depuis que vous êtes là… 

Le renard, gardien du sanctuaire
Une torii, deux torii, trois torii...



















Vue de l'extérieur :)
 Une fois arrivés tout en haut, enfin normalement, la nature nous offre une superbe vue sur Kyoto. Les efforts ont été récompensés, comme toujours.

Après un petit moment de détente, on redescend par une autre route, sans torii. On y voit quelques sanctuaires, quelques statues de kami (les dieux), des chats pas très coopératifs en ce qui concerne les câlins (Kato, serais-tu un chat japonais par hasard ?). Nous ne nous attardons pas trop non plus car un autre monument nous attend : le château de Kyoto !

Bâtiment secondaire du château de Kyoto
Après une petite halte dans un conbini pour acheter de quoi combler notre petit creux (on a trouvé des Kit-Kat à la framboise !), on se dirige en métro vers le château. L’entrée est payante (10€ par personne, quand même), y compris pour rentrer dans les jardins. Bon, aller, on ne vit qu’une fois ! De l’extérieur, il semble beaucoup moins impressionnant que les autres, et beaucoup moins riche. Le bois a bien vécu, une grande cour de gravier devant le bâtiment principal. On peut visiter l’intérieur pour une fois et ce… en chaussettes ! Pas question d’y rentrer avec les chaussures, que nous laissons dans le hall. Il y a un parcours dans le château, montrant des pièces vides ou presque avec des peintures murales et plafonnales ( ? est-ce que quelqu’un connaît l’adjectif du mot « plafond » ?) différentes pour chaque pièce, des frises en bois, des plaques d’or sculptées et fixées sur les poutres. Le travail est d’une finesse presque irréaliste et est inspiré quasi systématiquement par la faune et la flore. Ce château qui paraissait « cheap » de l’extérieur, conserve sa richesse à l’intérieur. Comme quoi, l’habit ne fait pas le moine. Malheureusement, nous n’avons pas pu prendre de photos.

Anecdote rigolote : en sortant, après avoir remis nos chaussures, nous nous faisons accostés par la surveillante. Mais qu’avons-nous fait comme bêtise ? Rien… elle joue les interprètes anglophones pour un groupe d’élèves qui veulent être pris en photo avec nous ! C’est vraiment bizarre cette sensation d’être une bête de foire ! Mais bon, leur sourire radieux vaut bien ça :)

Appétissantes, non ?

Un dernier petit tour dans les jardins, où l’on voit une petite mamie à quatre pattes nettoyer la pelouse des mauvaises herbes. C’est donc ça le secret des jardins japonais ! Il est temps d’aller manger. On se dirige vers les arcades (on vous en a déjà parlé ;-) ), on choisit au hasard un restaurant qui propose des soba aux harengs, spécialité de Kyoto. De vieilles tables en formica, des chaises bancales, une télé en fond et un serveur adorable… finalement, Damien a bien fait de choisir un curry de riz. Je pense bien que la spécialité de soba aux harengs doit être meilleure dans un restaurant d’un autre standing, mais là, ça n’avait rien d’exceptionnel. Le hareng est sucré, c’est bizarre ! Après le repas, un peu de shopping, quelques souvenirs pour la famille et les amis (et pour nous aussi…) puis tout à coup, que voit-on dans une vitrine ? D’énormes glaces genre Sunday qui ne demandent qu’à être mangées ! (En réalité, les vitrines sont faites de reproductions des plats en plastique…) Le Holly’s Café offre de super glaces avec en musique de fond du twist et autres classiques des années 50 aux USA :D (ndDG : Il y avait un piège dans mon Sunday. Ce qui ressemblait à de gros carrés de chocolat noir était en fait des blocs de café gélifiés…) (ndLaurine : celui à la mangue était une tuerie !)

Un peu fatigués, on rentre à l’hôtel, manger dans leur restaurant « Stardust, a good restaurant ». Ils sont gentils et fond une pizza spéciale pour Damien, que demander de plus ? Ils ne font pas de cuisine japonaise mais leurs plats sont bons et bon marché. Je ne sais pas si c’est parce que c’est la deuxième fois qu’on y vient ou parce que le cuistot nous a à la bonne, quoi qu’il en soit, ils nous offrent des gâteaux apéros le temps que les plats soient préparés, ainsi qu’un succulent dessert à base de flan à la vanille et de fruits frais. (et de pâtes de haricots rouges !! hmmmmm)

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