dimanche 7 janvier 2018

Jour 9 : Fujin se balade avec nous. 03.01.2018

La gare de Tokyo sous un joli soleil matinal
On ne traîne pas ce matin. Direction konbini pour petit déjeuner café au lait et pain au melon puis arrêt à la gare de Tokyo qui est vraiment magnifique sous ce soleil matinal. On pousse un peu plus loin vers les jardins impériaux. Les jardins sont immenses, grands espaces entourés de building (birudingu en japonais). C'est très calme mais totalement différent du « calme solitaire d'Odaiba » dont je parlais il y a quelques jours. J'ai enfin réussi à mettre des mots sur Odaiba. C'est comme si les bâtiments étaient inoccupés, donnant presque l'impression de lieu abandonné. Ici on est plus sur un calme reposant (après la tempête du monde grouillant partout à Tokyo). 

Par contre… il y a un vent glacial ! Et il nous suit, le bougre ! D'où le titre de ce post. Fujin est un dieu du vent, accompagné habituellement de Raijin, dieu de la foudre. Il a abandonné son copain pour rester avec nous… trop aimable ! 

On profite du calme, de la vue sur les douves, les portes (closes), le palais impérial qui est bien plus moderne que les bâtiments autour. On continue de faire le tour pour entrer dans les jardins intérieurs lorsque nous nous retrouvons devant des portes closes ! Crotte ! Les jardins sont surement fermés à cause du jour férié (C'est quand même le 3ème consécutif)

On voit des choses bizarres sur le pont de Nihonbashi
Pas de problème ! Un chat retombe toujours sur ses pattes et nous, nous modifions aisément nos plans. Direction Nihonbashi et Ningyocho. Nihonbashi est un quartier des affaires donc pas grand-chose à voir sauf un pont conseillé dans les guides (bof). On tombe sur un lion qui bénit les passants en faisant mine de leur mordre la tête. Il y a des musiciens traditionnels et aussi un prêtre qui bénit à coup de marteau sur la tête… c'est quoi leur problème avec les têtes ?! Drôles de bénédictions…

Nous faisons une pause au « Café Veloce » pour définir précisément la suite de notre programme. Damien profite du wifi gratuit pour voir ce qu'on peut faire. A Meguro, il y a des festivités de début d'année et… un concours de nourriture avec des sumotori ! Une des écuries que Damien apprécie sera présente donc bien évidement, nous changeons nos plans ! On abandonne le quartier traditionnel de Ningyocho (mais pas notre ami Fujin) pour rejoindre celui de Meguro.

Des jardins intérieurs dans l'hôtel
Et zou, on saute de nouveau dans le métro pour traverser Tokyo (merci les pass illimités !). On trouve assez facilement le Gajoen Hotel. Il est vraiment magnifique et il vaut le détour, à lui tout seul. La décoration est plutôt traditionnelle/chic. On pourrait y passer des heures mais on préfère faire un peu de repérage pour le « show de sumotori ». De toute façon, Damien est tellement impatient qu'il trace à vive allure.

Nous trouvons la salle et payons le droit d'entrée. Le prix est exorbitant ! Je plaisante, c'était ridicule. 100¥ soit moins de 1€. Par contre ils se rattrapent sur les boissons et les snacks. Lorsque nous rentrons dans la salle avec plus d'une heure d'avance, il y a un bingo japonais ! C'est rigolo de voir toute cette effervescence même si nous ne comprenons pas tout. On mange des karaage (poulet frit) et on s'assoit tranquillement en attendant la fin du bingo et le début du show avec les sumotori.

On échange quelques mots avec un japonais qui s'étonne de voir des étrangers aimer le sumo. Il rigole lorsque je lui dis que j'adore Kotoshogiku, un lutteur que nous aurons l'honneur de voir aujourd'hui (ou pas… mais je vous expliquerai dans quelques instants). Le couple (sa femme était juste à côté) est vraiment adorable. Monsieur nous aide à chercher des billets avec un numéro pour un tirage au sort ou quelque chose dans le genre. Madame nous offre des dango (boules de riz grillées comme à Nikkô) par pure gentillesse. J'adore ! Cela arrive souvent (mais pas toujours) que les japonais soient fiers que des étrangers s'intéressent à leur culture et du coup, ils nous le rendent bien ! Nous avons régulièrement des anecdotes dans ce style. 

Les bons gros bébés
Ca y est, ça commence ! Les bons gros bébés arrivent sur scène. Imposants ! Malheureusement, Frère Tuck n'est pas là (de son vrai nom Kotoshogiku mais j'aime le surnommer ainsi car quand il lutte, il « pousse » son adversaire avec son ventre, comme Frère Tuck dans le dessin animé Robin des Bois.) Il y a d'abord un joueur de percussion (je ne sais pas lequel) puis une conférence avec le chef d'écurie et deux lutteurs mais il n'y a aucun challenge de gobage de mochi… humhum… 

On dirait pas comme ça mais en vrai, c'est une baraque!
On a l'honneur d'être pris en photo avec un jeune lutteur (Kotoinagaki) qui joue les serveurs. C'est de nouveau M. Gentil qui nous a incité à y aller, qui fait le traducteur et qui prend la photo. Damien craque ensuite sur le Chanko Nabe, plat typique des sumotori : un bouillon avec plein de légumes, de la viande, du tofu… Le chef d'écurie a dit que celui d'aujourd'hui est bon donc forcément, il faut qu'on goûte. Et bien… il n'a pas menti ! C'est un plat qui nous paraît saint mais copieux quand même. 

Ahaa ! Tirage au sort d'une dizaine de numéro avec les petites étiquettes qu'on nous a donné précédemment. M. Gentil vérifie nos numéros en même temps que les siens pour être sûr qu'on ne les loupe pas. Il est vraiment trop gentil ! C'est un vrai fan de sumo, il est tout fou. C'est très drôle à voir. 

Une mamie me parle alors que je mange le Chanko. Je crois qu'elle me disait que je me débrouillais bien avec les baguettes mais je ne suis pas sûr d'avoir vraiment compris. Je m'excuse en disant que le japonais est difficile. A la fin de la conférence, mamie nous offre un Chanko car elle n'a plus faim et il lui reste des tickets. On a le ventre plein mais on ne peut pas refuser un si gentil présent. 

Certains japonais vont être très réticents voire fermés à l'ouverture du Japon au reste du monde mais comment ne pas être touché par toutes les marques d'attention des autres personnes que nous rencontrons ? Encore un souvenir impérissable qui restera gravé dans notre amour pour ce pays (genre, on en avait besoin…). 

Un des danseurs (celui de gauche, hein)
Juste après la conférence (et le temps de finir le 2nd Chanko), il y a eu un groupe de musique traditionnelle. La flûte était tellement forte et aigue (en même temps, jouée juste devant un micro), ça en faisait mal aux oreilles. On est ressorti de la salle pour faire quelques photos du hall et en se retournant totalement par hasard, on voit des danseurs avec costumes et masques du théâtre Noh. C'était vraiment rigolo et très très expressif. Grâce aux masques bien sûr mais également de par leur mouvements exagérés. Le flutiste a changé, c'est beaucoup plus vivable !

On a même la chance de voir débarquer deux lions comme on en voit beaucoup ces temps-ci. L'un des deux nous bénit en faisant claquer sa bouche au dessus de notre tête, comme s'il la mordait. On se balade une dernière fois dans l'hôtel pour profiter du décor, puis dans la rue où nous voyons encore une fois le Mont Fuji !

Kabukichô
Une dernière petite balade dans le quartier de Shinjuku et plus précisément à Kabukichô. Dans notre souvenir, ce quartier est très illuminé et très animé. Beaucoup de rabatteurs devant les bars à hôtes et hôtesses. Finalement, le quartier a été bien nettoyé. Il y a toujours autant d'enseignes lumineuses, des pubs pour des bars en tout genre. Par contre, adieu les rabatteurs. On pense que c'est à cause des JO 2020. Par contre, ils laissent les énormes pubs pour des espèces de « bordel »… Curieuse façon de penser.

Omurice !
La journée se termine avec un omurice, un plat à base de riz sauté et une grosse omelette par-dessus (un peu en mode calzone), agrémenté de ketchup. C'est un plat particulièrement aimé des enfants, un peu comme nos coquillettes jambon beurre. Hummmmm ! Cro cro bon.

See ya


 Photo bonus :

Il donne l'impression de vouloir nous bouffer !

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire